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Red white and blues de Mike Figgis

Julie Anterrieu, filmdeculte, le 02.06.2004

jeudi 17 mai 2018Joel-Yves

Red white and blues de Mike Figgis

Le développement du Blues en Angleterre dans les années soixante et l’influence de ces musiciens dans l’introduction du Blues Blanc aux Etats Unis

ET LES BEATLES CHANTAIENT

Cinquième documentaire de la collection The Blues produite par Martin Scorsese, Red, White and Blues s’attarde sur cette vague insulaire qui a traversée la Manche et l’Atlantique pour déferler durant la deuxième moitié du vingtième siècle sur le paysage musical américain et international. Ce courant qui a ouvert les oreilles du monde à autre chose. Les années soixante, période de mutation dans tous les domaines artistiques, la matière chérie d’Euterpe en tête de proue. A la fin de la seconde guerre mondiale, les alliés ont ramené dans leurs packages les musiques des G.I’s. De la soul, du jazz, du blues, de l’authentique musique noire américaine qui s’installe sur le vieux continent et plus particulièrement au Royaume Uni, partie homophone. Se demandant sans cesse pourquoi ce courant musical a trouvé un tel écho chez les européens, Mike Figgis explore, au travers d’interviews et de quelques images d’archives, comment les britanniques l’ont accueilli, ingurgité, analysé et remodelé de façon très personnelle pour l’adapter à la révolution sociale et artistique qui les entourait. De la création du Skiffle par Lonnie Donegan au retentissement mondial des Beatles et des Rolling Stones, le film témoigne de l’importance de cette réinterprétation du blues, réintroduit aux Etats-Unis sous une nouvelle forme musicale et scénique. On retiendra à ce sujet les paroles du grand B.B. King : « Merci, car sans vous, je ne crois pas que je serai là aujourd’hui en train de témoigner ».

UN TRUC QUI ME COLLE AU CORPS ENCORE ET ENCORE

Pour filmer l’histoire de l’émergence de ce « Blues Blanc », Mike Figgis a donc aligné de manière très basique, mais très efficace, les interviews en plans serrés des principaux musiciens du mouvement. Leur posant relativement les mêmes questions, les réponses de Eric Clapton, Van Morrison, Lonnie Donegan, Jeff Beck, Chris Barber, s’enchaînent en montage cut assez rapide jouant sur la notion d’échos entre les paroles de ces artistes. Tous s’accordent sur le plaisir et le respect que le blues et ses dérivés leur apportaient, sur leur envie de jouer cette musique de façon originale tout en tenant compte de leurs sources, en les citant explicitement. Traits d’humour, sous-entendus, regards pétillants, la passion est toujours là, les maîtres semblent encore tout émerveillés d’avoir découvert cet univers et d’y avoir contribué du mieux qu’ils le pouvaient. Pour agrémenter ces séquences, Mike Figgis a alterné, en plus de quelques images d’archives, des cessions live filmées au célèbre studio Abbey Road, celui-là même où les Beatles enregistrèrent la plupart de leurs albums. Dans une atmosphère assez intimiste et minimaliste laissant de côté les egos de chacun, jouant principalement sur l’écoute entre les musiciens, le réalisateur a rassemblé pour l’occasion les grands noms que sont Tom Jones, Lulu, Van Morrison et Jeff Beck pour interpréter des hits de l’époque. Plus qu’un « jam » entre stars, le résultat est d’une intensité fulgurante qui laisse sans voix.

Blues Documentary Red, White and Blues

Red, White and Blues
États-Unis, 2003
De Mike Figgis
Avec : Chris Barber, Jeff Beck, Eric Clapton, Lonnie Donnegan, Tommy Lee Jones, Van Morrison
Durée : 1h33
Sortie : 02/06/2004

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