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Joanne Shaw Taylor au Jas’Rod le 23 novembre 2016

lundi 26 février 2018Joel-Yves

Joanne Shaw Taylor

J’ai pu apprécier les envolées de la jeune guitariste anglaise, l’an dernier, au Portail Coucou, à Salon de Provence. Je n’ai pas hésité à prendre ma place cette année dans une salle des Penne Mirabeau : le Jas’Rod. Cette jeune guitariste commence à avoir une sacrée expérience depuis sa découverte par Dave Stewart de Eurythmics à l’âge de seize ans. Cinq albums studio et un live….J’ai eu le plaisir de chroniquer sa discographie il y a quelques temps.

La tournée en cours vise à promouvoir l’album Wild sorti récemment dans les bacs

Scène du Jas Rod

L’horaire du concert annoncé est 20h. Mais les portes de la salle se sont ouvertes bien plus tard. Et attendre dans le vent n’était pas folichon. Un food truck à la mode, garé devant l’entrée, aidait certains à patienter et à se réchauffer.

Quand on rentre dans le bâtiment, il faut traverser un couloir avant de pénétrer dans une salle qui jauge cinq cent places. Un bar y est attenant.

Joanne Shaw Taylor

L’ambiance est détendue. Mais la salle est loin, très loin, d’être pleine. Les gens sont venus entre amis, entre connaisseurs, et discutent. Un peu toutes les tranches d’âge sont représentées. Quelques photographes patientent en réglant au préalable leur appareil.

Mais l’attente se révèle longue... Le public, composé avant tout de fans, est impatient. Mais tout vient à point....

Joanne Shaw Taylor

Le groupe entre sur scène dans une composition renouvelée par rapport à 2015. au kieu d’un power trio Guitare Basse Batterie, c’est un quatuor qui se présente au public. Le quatrième membre jouant alternativement au clavier et à la guitare.

Les premiers morceaux sont joués timidements. Joanne Shaw Taylor est sur la retenue. Les solos sont brefs, sans un réel engagement de la guitariste. Certaines chansons ont même une intonnation pop. Nous sommes un peu surpris par rapport au précédent spectacle où l’engagement de l’artiste avait été immédiat et le public avait suivi avec enthousiasme.

Joanne Shaw Taylor

Au fur et à mesure qu’elle joue, Joanne Shaw Taylor se détend et son interprétation prend plus de consistance, ses soli s’allongent et deviennent plus travaillés. Nous commençons à avoir un réel plaisir à l’écouter. Le groove arrive. En onbservant le public, on se rend compte que c’est généralisé. La salle se met à bouger.

Et l’on commence vraiment à apprécier l’évolution de l’interprétation de la guitariste lorsque elle joue certains morceaux de ses albums précédents. Elle a gagné en finesse, en sensibilité. a certains moments j’en ai des frissons. elle a un jeu qui me touche profondément.

Le groupe monte en puissance au fur et à mesure que les morceaux s’égrennent. Le batteur déjà présent en 2015 est une machine. Il cogne fort et assure le tempo avec une fermeté certaine.

La complicité entre Joanne shaw Taylor et son bassiste est palpable. Les échanges de coup d’oeil ou de sourires sont légion. Mais je trouve que ce dernier « l’a un peu trop facile ». son jeu manque de punch. Comme le disait un copain : « il se croit dans un concert de reggae ».

Par rapport à la formule power trio, la présence du clavier lisse un peu trop les morceaux. C’est dommage mais çà ne préjuge en rien sur les qualités du musicien qui alterne avec un accompagnement à la guitare tout à fait honnête.

Il manque un je ne sais quoi au spectacle qui aurait pu le rendre parfait. On pourrait penser que la mayonnaise n’a pas complètement pris entre les artistes et le public. Ce qui pourrait se confirmer par le fait que le groupe n’est pas revenu sur scène pour dire au revoir au public et que Joanne shaw Taylor n’est pas venu signer les autographes en fin de soirée comme elle l’avait fait l’année précédente.

Tout ceci peut expliquer pourquoi nous avons quitté la salle avec un petit regret, un manque certain en fin de spectacle. Deux jours plus tard, j’ai compris le pourquoi de ce malaise. La guitariste était malade et elle a du annuler la fin de sa tournée.

C’est certainement dommage. Mais une artiste n’est pas une machine. Il faut accepter qu’elle ne soit pas au top de sa forme un jour pour qu’elle puisse se surpasser un autre.

Joanne, reviens nous sur scène rapidement que nous puissions à nouveau apprécier tes qualités et tes évolutions.

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