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A Carcassonne, Robert Plant affiche sa créativité

samedi 28 juillet 2018Joel-Yves

Ce mercredi 25 juillet, au cœur de l’été, le Festival de Carcassonne accueille Robert Plant pour la seconde foi. Ce dernier s’était déjà produit au Théâtre Jean Deschamps en 2007 et connaît donc la magie des lieux appuyés contre un mur de la cité.

Théo Lawrence & The Hearts

La soirée commence avant que le public ne soit installé. Le groupe jouant en première partie a commencé son set plus d’une demi heure avant l’horaire annoncé. Un air de déjà vu et vraiment dommageable pour l’artiste qui se produit devant un public pas vraiment concentré pour l’écouter et pour le public lui même qui manque une partie du concert. De plus le son n’est pas au rendez vous. Cela n’aide personne non plus. Bref ! Chapeau bas à « Théo Lawrence & The Hearts » qui a su gérer toute cette problématique. Un groupe franco canadien qui aurait mérité un peu plus d’égard et de respect de la part organisateurs de la soirée.

Robert Plant and The Sensational Space Shifters,

Après un petit entracte, Robert Plant arrive sur scène après une petite mise en oreilles de son groupe tout de noir vêtu.

Justin Adams

Le set démarre fort par une revisite complète de « When the levee breaks », une chanson créée par Memphis Minnie & Kansas Joe McCoy en 1929. Titre que reprendra le groupe Led Zeppelin en 1971, en lui donnant toute la dimention dramatique que mérite cette évocation des inondations du Mississippi de 1927. Ici l’interprétation se veut progressive en intensité jusqu’à un final superbe. On ne sait pas trop si le « merci mes potes » lâché par Robert Plant s’adresse au public qui a largement applaudi le groupe ou à ses compagnons de scènes qui viennent de mettre la barre haut au niveau musical en ce début de concert.

Liam Tyson et John Baggott

D’entrée, le cadre est posé. Robert Plant se considère comme un membre du groupe « the sensasionnal space shifters » pas comme un leader. Il faut dire que les musiciens sont vraiment des pointures individuelles qui savent mettre leur égo de côté au service d’une création musicale solide et inventive. Robert Plant les met en valeur chacun leur tour.

D’ailleurs, le premier à s’avancer est Justin Adams un guitariste inspiré qui fournit les fondements de la sonorité de Robert Plant depuis l’album « Mighty Rearranger » de 2005. Une coopération de longue date entre les deux musiciens.

Suit « Please Read the Letter », une composition commune de Jimmy Page et Robert Plant datant de 1998. Cette chanson avait été réarrangée pour la collaboration du chanteur avec la chanteuse de Bluegrass Alison Krauss en 2007 « Raising Sands »The May Queen« , extrait de l’album »Carry Fire" permet une pose acoustique toute en finesse.

Liam Tyson et Seth Lakeman

Robert Plant assume son évolution avec « the Sensational Space Shifters » lors des reprises de succès de Led Zeppelin comme « Black Dog » avec des arrangements qui surprennent une partie du public restée « zeppelinienne ». Le synthétiseur omniprésent de John Baggott (Massive Attack) marque les basses sur un rythme africain auquel le groupe a ajouté des phrasés rappelant le folklore irlandais. Et çà sonne bien !

Et puis « Babe, I’m Gonna Leave You », résonne magnifiquement avec des arrangements orientaux qui s’étendent à la limite d’un flamenco ibérique avec le solo du guitariste Liam « Skin » Tyson.

Robert Plant et Justin Adams

Au fur et à mesure que le concert avance Robert Plant démontre ses capacités vocales toutes en subtilité et finesse. The rain song, en version acoustique n’en ressort que mieux. Mais lorsque le rythme s’emballe que la guitare s’électrise, distordue, il sait encore hurler et ravir ses fans de la première heure.

Tout au long du concert, Robert PLant explique la démarche qui a conduit à la création de son dernier album « Carry Fire ». Son travail sur les influences qui ont conduit à l’avènement de la musique américaine issue du métissage des populations ayant migré d’Europe ou amenées en esclavage d’Afrique. Il n’oublie pas d’évoquer le génocide des populations amérindiennes avec « New World ».

Robert Plant et Dave Smith

Toujours dans son esprit de transformation, il reprend « Gallows Pole » illustrée par le banjo de Liam Tyson et le violon de Seth Lakeman. La chanson retrouve son aura de musique traditionnelle. Superbe ! Mais Jimmy Page, le gardien du temple, doit se taper la tête contre un mur.

Le Medley final Rapprochant Bring it home, « Whole Lotta love » et Santianna fut dantesque pour le plus grand plaisir des fans de la première heure du Dirigeable.

Bref, Robert Plant et son groupe ont su donner un superbe concert tout en subtilités et finesses tant vocales que musicales.

Robert Plant and The Sensational Space Shifters,

Portfolio

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