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Robert Plant - Band of joy (2010)

jeudi 20 septembre 2018Joel-Yves

Robert Plant - Band of joy (2010)

« Band of joy » était le nom du groupe de Robert Plant et le regretté John Bonham avaient monté avant la formation de Led Zeppelin, en 1968. En 2010, au moment de sa sortie, donner ce titre à cet album aurait pu passer pour l’expression d’une nostalgie qui aurait court-circuité la glorieuse, et lourde, période de Led Zeppelin.

Robert Plant - Band of joy (1968)
Robert Plant - Band of joy (2010)

Cet album a été publié 3 ans après la belle collaboration avec Alison Krauss sur le mode bluegrass (Raising Sands). Le succès rencontré alors n’a pas suffi à donner aux deux artistes l’élan nécessaire pour poursuivre leur collaboration. Il peut être vu comme un nouveau départ vers les musiques qui inspirent le chanteur. Un blues rock traditionnel, teinté de country. C’est pour cela que Robert Plant s’est adressé au guitariste Buddy Miller, le meilleur producteur du « revival roots rock » américain et ancien collaborateur d’Emmylou Harris.

Mais contrairement ses précédents albums « Raising sands » ou « Dreamland » (2002) cet album n’est pas une compilation de reprises. Dans cette production, on trouve autant de nouvelles chansons que de reprises. Le tout cohabitant en harmonie et donne une belle unité à l’album.

Bien qu’ils soient issus du milieu musical de Nashville, l’album a été enregistré dans cette ville, les musiciens se sont attachés à créer une ambiance très différente de « Raising Sands ». La présence de la chanteuse Patti Griffin et sa voix dont sourt un désespoir certain est un pendant fascinant à la chaleur que dégage Alison Krauss.

Robert Plant and Band of Joy - Angel Dance, Live From The Artists Den

Dès la première piste, « Angel Dance », une reprise de Los Lobos pose les fondations de cet album. Les guitares au trémolo bien lourd souligne une jolie mélodie qui évoque une ambiance mystérieuse et moite.

« House of Cards », est une chanson de Richard Thompson publiée en 1978. Buddy Miller joue des solos brillants qui sculptent l’air tandis que le chant de Robert Plant et et Patti Griffin rappelle « The Battle of Evermore » de Led Zeppelin.

Robert Plant - Band of joy (2010)

Dans les réminiscences « zeppelinnienes », « You Can’t Buy My Love » se pose là ! Robert Plant retrouve un chant proche de celui qu’il avait à l’époque du dirigeable. On dirait une démo perdue de « Led Zeppelin 1 ». Peut être parce que cette chanson de Barbara Lynn a été enregistrée en 1965 et que le chanteur y retrouve ses 17 ans.

Les reprises du groupe Low issues de leur album « The Great Destroyer » (2005) sont impressionnantes de densité. Densité à laquelle contribue le guitariste Buddy Miller avec sa guitare distordue toujours présente. Sans parler des voix toutes en retenue de Robert Plant et Patti Griffin. Robert Plant chante « Monkey » presque comme un chuchotement sur un ton menaçant.

« It’s a suicide
Shut up and drive »
 
« C’est un suicide
Tais toi et conduit »

Robert Plant & Band Of Joy, AVO Session 08 Monkey

Sur « Silver Rider » (Low), Patti Griffin montre toutes ses qualités de chanteuse.

« Even This Shall Pass Away » est un poème du 19e siècle de Theodore Tilton, mis en musique sur un rythme syncopé et des basses bourdonnantes issues d’un synthétiseur. La voix de Plant s’entrelace avec des riffs de guitare

Robert Plant - Even This Shall Pass Away Lyrics

Une filiation apparaît avec le précédent album où Robert Plant avait repris « Nothin », une chanson du regretté Van Zandt Townes, d’ailleurs l’un des ponts culminant de cet album. Ici, le sombre « Harm’s Swift Way » , est une métaphore qui transforme l’idée du temps en une femme hors du contrôle de l’homme. Le chanteur, soutenu par la voix glaciale de Patti Griffin, livre des méditations poétiques sur la mort.

Le thème général de cet album tourne autour du temps qui s’écoule irrémédiablement, des sentiments que l’on n’achète pas et que vivre c’est avancer et explorer de nouveaux horizons. Des notions qui devraient faire réfléchir d’autres vétérans du rock, entre autres.

Harm’s Swift Way, Robert Plant and the Band of Joy.

No Titre Auteur(s) Durée
1. Angel Dance David Hidalgo, Louie Perez 3:50
2. House of Cards Richard Thompson 3:14
3. Central Two-O-Nine Robert Plant, Buddy Miller 2:49
4. Silver Rider Zachary Micheletti, Mimi Parker, Alan Sparhawk 6:06
5. You Can’t Buy My Love Billy Babineaux, Bobby Babineaux 3:11
6. Falling in Love Again Dillard Crume, Andrew Kelly 3:38
7. The Only Sound That Matters Gregory Vanderpool 3:45
8. Monkey Micheletti, Parker, Sparhawk 4:58
9. Cindy, I’ll Marry You Someday Traditionnel, arrangements par Plant et Miller 3:37
10. Harm’s Swift Way Townes Van Zandt 4:19
11. Satan Your Kingdom Must Come Down Traditionnel, arrangements par Plant et Miller 4:12
12. Even This Shall Pass Away Theodore Tilton, arrangements par Plant et Miller 4:03
Robert Plant - Band of joy (2010)

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